Tanzanie, une lutte contre le braconnage de plus en plus efficace .

En Tanzanie, les moyens pour contrer les pratiques des braconniers prennent de plus en plus d’ampleur et prouvent leur efficacité.  Cette lutte contre le braconnage industriel s’est enclenchée lorsqu’une femme d’affaire chinoise, connue pour son surnom « la reine de l’ivoire », a été condamnée en février 2019 à quinze ans de prison par un tribunal en Tanzanie pour la raison suivante : elle aurait exporté pendant plusieurs années les défenses de plus de 350 éléphants. 

Le braconnage est en effet considéré comme la plus sérieuse des atteintes à la biodiversité sauvage de Tanzanie. C’est en fait, la forte demande d’ivoire au Vietnam et en Chine qui a entraîné une augmentation du braconnage en Afrique. De plus, cette activité permet d’améliorer la situation financière des braconniers et ainsi de leur assurer de meilleurs revenus comparés à n’importe quelle autre activité professionnelle. En effet, «les braconniers ont généré en moyenne 425 dollars. C’est considérablement plus que le montant gagné via des activités classiques – commerces, petites entreprises, ventes de bétail et agricoles – qui s’élèvent à environ 258 dollars annuels. »

La Tanzanie a donc développé des moyens plus efficaces à la pointe de la technologie pour répondre à la menace. C’est pour assurer la protection des éléphants, qu’ont été mises au point des caméras équipées d’intelligences artificielles.
Resolve, l’ONG américaine, avait développé la première génération de caméras, mais c’est dernièrement le géant Intel qui a mis en place cette nouvelle génération de caméras plus petites, facilitant donc leur dissimulation. Ainsi, il est désormais possible de détecter avec plus de précision les humains et véhicules, ce qui permettra aux gardes forestiers d’être plus efficaces et rapides dans
l’interception des braconniers. 

Ceci a donc entraîné l’augmentation des pachydermes, à savoir des éléphants et des rhinocéros sur l’ensemble du pays.  En effet, d’après la présidence de l’unité spéciale qui s’occupe de lutter contre le braconnage : « les populations d’éléphants sont passées de 43 330 en 2014 à plus de 60 000 aujourd’hui ».Les rhinocéros, considérés comme une espèce en voie de disparition, ont eux aussi augmenté et sont passés d’après
Le Monde de 15 à 167 au cours des quatre dernières années. 

Ces intelligences artificielles surnommées TrailGuard Al, seront d’abord déployées dans le parc national de Serengenti qui s’étend sur 14 763 km2.
Environ quatre millions d’animaux dont plus de 400 espèces d’oiseaux y sont présents, c’est le second parc animalier d’Afrique.

EMMA POIX
Sources : Le monde

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