Témoignage de Thibaud, adhérent de l’association GlobAlong et bénévole au Vietnam

Je souhaitais découvrir la culture vietnamienne en proposant mon aide à des personnes en difficulté, sans rien attendre en retour.

La période d’introduction s’est très bien passée ! L’étudiante en charge de la visite de la ville ainsi que celle qui m’a donné le cours de vietnamien étaient vraiment sympas, très enthousiastes et curieuses.

La période de bénévolat s’est très bien passée aussi, c’était trop court !

En voici les moments forts :

Ho Chi Minh City, jeudi 16 août 2018, 21h :

Dans une maison à quatre étages hébergeant quelques volontaires (italiens, hollandais, américains, slovaques, vietnamiens et j’en passe), je découvre une ambiance internationale joviale et constate rapidement que mon anglais est bien plus « rouillé » que prévu…

Mes premières discussions et tentatives d’humour virent au casse-tête ! Mais ne possédant que peu de temps devant moi, je suis bien décidé à profiter de chaque instant présent et débute rapidement par une présentation de la culture et l’histoire du Vietnam et une visite de la ville, réalisées par des étudiants vietnamiens volontaires.

Rires, découvertes, visites, premières Street Food sont au rendez-vous.

Je suis notamment épaté par l’accueil chaleureux des Vietnamiens, souriants et bienveillants.
Leur regard est doux (et non agressif, suspicieux ou vénal comme dans d’autres pays que j’ai eu l’occasion de visiter) et leur curiosité envers la France (que très peu ont eu et auront la chance de visiter) est agréable.

C’est avec beaucoup d’émotions que je découvre, dans les jours qui suivent, l’orphelinat.
Une cinquantaine d’enfants de moins de sept ans, tous plus dynamiques les uns que les autres, vivent en communauté dans un établissement quelconque du centre-ville de Saïgon.

Ils jouent, se chamaillent, regardent la TV, seuls les plus grands suivent des cours et apprennent les bases de la langue vietnamienne.

Les nouveaux nés au rez-de-chaussée, les filles et garçons plus âgées répartis sur deux autres étages, peu de monde rend visite à ces jeunes dont la majorité a été abandonnée par leur parent à leur plus jeune âge.

« Ils ne sont pas adoptables », d’après le centre qui les héberge puis les éduque jusqu’à leur majorité avant que ces-derniers ne soient livrés à eux-mêmes.

« Si quelques familles sont bienveillantes, beaucoup utiliseraient la compassion de l’enfant adopté afin de gagner de l’argent dans la rue. Leur avenir n’en serait que plus sombre. »

Je décide de passer la majorité de mon temps dans un centre pour enfants en situation de handicap.
Les trente jeunes enfants handicapés du centre sont âgés de trois mois à quinze ans pour la plupart.
Ils ont des difficultés à marcher, à respirer, à manger, à avaler, à parler, à réagir même parfois…

La dizaine d’aide-soignants ne parlant pas anglais, la communication est complexe et se fait à travers des signes ou quelques sourires.
Il s’agit de comprendre rapidement comment fonctionne chaque enfant, quelles sont les difficultés des uns, les plaisirs des autres, pour s’adapter au plus vite à leur quotidien et tenter d’apporter un peu de bonheur dans leur vie.

Arriver à décrocher un rire, ou ne serait-ce que capter l’attention de certains enfants est un réel combat pour tous les volontaires présents.

La présence d’un groupe d’étudiants français en psychologie, un autre de Japonais et de quelques autres Européens nous permet de porter une assistance presque individuelle à chaque enfant.
Balades autour du temple, danses et animations en musique, préparation de la nourriture, deux repas donnés par jour, différentes tâches ménagères rythment notre quotidien.

Les enfants possèdent tous un fort caractère et nous mettent en difficulté à plusieurs reprises (refus de manger, crises, communication inexistante…) et notre patience est alors mise à rude épreuve.

Mais les nombreux moments où l’on entreprend des choses simples comme pousser la chansonnette et l’on se laisse emporter par une imagination débordante tel qu’un enfant pourrait le faire afin de leur offrir quelques instants de joie et de réconfort demeurent les plus forts.

Apporter un peu d’amour, d’affection à ces enfants est une priorité de chaque instant.

On s’attache très vite à ces bouts de choux qui méritent comme tous de vivre des moments de partage, de jouir d’une complicité certes éphémère mais authentique.

En fin de voyage, le départ est chargé d’émotions au centre et dans l’orphelinat : plusieurs cadeaux sont offerts aux enfants comme aux aide-soignants.

Je visite de nouveau le marché local (Ben Tanh Market) pour y acheter quelques souvenirs.
Je tente les saveurs japonaises avec huit Japonais, un Coréen et un Breton pour y voir la finale des J.O. d’Asie Japon-Corée. Très bonne ambiance, des plats très spéciaux du Japon comme on a peu l’habitude de manger sont commandés, l’atmosphère est détendue et joyeuse.
Nous rejoignons d’autres volontaires à Bùi Viện pour y terminer la soirée.

J’ai également eu l’occasion de faire des excursions après mon programme. J’ai visité Vung Tau et  le Delta du Mékong.

J’ai fait des rencontres intéressantes : des rooftops avec des Italiens eux aussi volontaires, un foot avec des Vietnamiens grâce à mon superviseur , un restaurant japonais avec une dizaine de japonais rencontrés via le foot, un trip en scooter avec deux Françaises rencontrées via les groupes Facebook…

Cette expérience m’a appris à partager, à communiquer avec des jeunes en difficulté, à relativiser sur les choses qui nous arrivent…

Ce sont des valeurs qui me sont chères et que j’ai pu alimenter concrètement à travers une telle expérience.

J’ai eu beaucoup de difficultés lors de mon retour en France : la reprise d’une routine au travail, la fatigue, le changement de climat… J’ai notamment été malade plusieurs jours mais ce sont des choses par lesquelles je repasserais sans hésiter pour vivre de nouveau une telle expérience !

Mon conseil aux adhérents qui souhaitent s’engager au Vietnam ?

Tentez l’expérience ! Il s’agit de donner de son temps pour une cause à laquelle on croit, avec un total désintérêt. Un élan de générosité qui n’a de sens que s’il est collectif.

Choisissez une destination pour laquelle culture, histoire ou autre découverte vous donnent envie. Une telle expérience doit rester un plaisir de chaque instant !

Thibaud

Pour plus d’informations sur les missions humanitaires ou les stages à l’international, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse :

info@globalong.com

Découvrez le programme de bénévolat dans un orphelinat sur lequel Thibaud s’est engagé !

Découvrez le programme de bénévolat dans un centre pour enfants en situation de handicap sur lequel Thibaud s’est engagé !

Découvrez plus de photos de nos adhérents engagés au Vietnam !

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