Témoignage de Florence, adhérente de l’association GlobAlong
et bénévole en Inde du Sud

J’ai décidé de m’engager sur une mission en Inde du Sud car je souhaitais découvrir un pays où je rêvais d’aller depuis des années, mais pour y être utile et non pour y faire du tourisme.

Je conseillerais l’association GlobAlong car c’est un organisme sérieux. Tous les documents qui nous sont envoyés après l’inscription sont extrêmement utiles à la réussite de notre séjour.

J’étais l’unique bénévole pendant la période d’introduction.

J’ai donc eu une discussion intéressante avec le coordinateur qui m’a briefée sur le pays, les besoins, la mission qui m’incombait et m’a présentée aux personnes avec qui j’allais travailler (dans l’après-midi).

Je faisais le remplacement d’un enseignant d’anglais absent dans une école gérée par une ONG.
La 1ère semaine, j’ai pu observer un cours puis j’ai pris 3 classes en responsabilité. Puis la 2ème semaine, je n’ai vu que 2 classes mais j’ai eu plus d’heures de cours. J’avais apporté des CDs, DVDs, une clé USB que je n’ai pas pu utiliser car je ne disposais pas du matériel adéquat.
Les salles de classe étaient des plus rudimentaires.
Nous avons fait plutôt des activités ludiques comme Jeopardy, le jeu des 7 familles des métiers, des jeux de rôles, trouver l’intrus, mots croisés, petit bac…

Le coordinateur local m’a aidée pour me transporter sur le lieu de ma mission chaque jour. Il a également pris sur son temps pour retourner chercher ma valise (perdue) à l’ aéroport, éloigné d’environ 40 kms.

Cette expérience m’a donné goût aux destinations lointaines et aux voyages humanitaires. Je repartirai sans hésiter !

A mon retour de mission, j’ai eu la turista dès que j’ai mis le pied sur le sol français et en période de canicule, j’ai subi une très forte déshydratation qui m’a valu un court séjour à l’ hôpital.

Heureusement, les différentes analyses ont révélé aucune infection, ni bactérie, ni virus.
J’avais suivi les conseils de Globalong et était vaccinée contre l’hépatite A, la fièvre typhoïde et le DTP.

Le conseil que je donnerais aux futurs adhérents qui souhaitent s’engager en Inde ? Suivez le guide Globalong pour bien réussir votre séjour !

Florence

PS : Ci-joints quelques extraits de mon journal de bord !

Lundi 16 juillet, 09h25

Bonjour à tous,

1er jour a l’école, ma mission a changé : je remplace un professeur d’anglais absent pour les 15 jours qui viennent. J’ ai fait mon 1er cours !

A 11 heures, les enfants âgés de 14 à 15 ans sont extra, ils m’ ont remerciée à la fin du cours. Je leur ai demandé qui avait marqué hier mais ils n’ ont pas su me répondre. Je suppose que Griezmann, Giroud et Mbappé se sont illustrés.

J’ attends toujours ma valise avec mon linge. Ce matin, au petit déj, j’ ai mangé du riz chaud au citron et cacahuètes avec un café au lait et c’ était très bon. J’ ai une chambre et des sanitaires pour moi toute seule.

Hier soir, le coordinateur et Vijaya m’ ont fait découvrir Bangalore by night et m’ ont invitée au restaurant. Nous avons mangé une dosa – crêpe très croustillante fourrée d’un écrasé de pommes de terre jaune fluo et accompagné d’une sauce à la noix de coco et d’une autre, rouge, que j’ai supposé être trop épicée, même si Naidu leur a demandé moins épicée pour moi. La nuit tombe très tôt, à 18h45, ici mais comme les magasins ferment à 21 heures, les rues sont bondées de monde. Je prends plein de photos et vidéos et essaie de tenir quotidiennement mon journal de bord pour ne pas oublier.

Comme vous l’avez compris, tout va très bien. Il fait frais et chaud, il y a de l’air. Naidu m’ a prêté un adaptateur (en vente à un prix exorbitant, comme tout le reste à l’aéroport de Bangalore). Ils sont au petit soin, m’ont offert une grande bouteille d’ eau à notre rencontre à l’ aéroport.

Ce n’est que ce matin que j’ai découvert l’Inde qu’on voit a la télé : les vaches dans les rues, les vendeurs de rue, les maisons délabrées… mais rien de choquant pour le moment. Les gens sont très gentils et entreprenants mais ce n’est rien d’autre que de la curiosité.

Je discute beaucoup avec les autres profs de l’ école, surtout les femmes, on parle beaucoup de nos enfants, de vêtements, de notre rôle dans la société, de cuisine. Elles m’apprennent l’alphabet, de nouveaux mots de Kannada et m’ expliquent que pour utiliser un ordinateur, il faut absolument s’y connaître en anglais.

Deux soirs, après l’ école, elles m’accompagneront dans les boutiques autour de l’école pour faire quelques achats (saris, bijoux, huile de coco, ghee sweets…) et marchander, pour moi.

Elles se sentent très responsables et me donnent la main pour traverser dans la circulation. De tout mon séjour, je n’ai vu qu’un passage piétons à Madurai, à proximité de la gare routière et des poubelles publiques, uniquement dans les aéroports. Nulle part ailleurs !!!

Mardi 17 juillet, 09h07

Je profite d’une pause pour lire mon courrier. Je viens de finir avec les 8èmes. Ils sont majoritairement nés en 2004 donc ont 14 ans mais tu leur en donnes 11, ils sont maigres et petits. Je n’ai pas la touche accent sur mon ordi. Hier, après midi, je les avais déjà eus, mais seule, sans enseignant, et ils avaient montré une attitude radicalement différente des 10èmes. Ils étaient dissipés, se levaient, hésitaient entre le cours d’anglais et le sport, allaient , venaient. Aujourd’hui, j’ai fait la leçon, les ai écoutés tour à tour et on est passés à l’écrit. Pour les motiver, j’ ai sorti un paquet de bonbons. A la fin, ils avaient tous écrit. Victoire !!!

Les élèves indiens sont comme les petits Français. S’il n’y a pas de carotte ou de bâton, ils ne se mettent pas au travail.

Je me doute de la folie qui peut régner dans Paris. C’est dingue qu’ils aient atteint un tel sommet à leur âge. Chapeau les Bleus !!!!! J’aurais bien aimé vivre ça, j’ espère pouvoir voir le match de cette finale de coupe du monde à mon retour.

Jeudi 19 juillet, 09h32

The internet is back.

Tout va bien. Il se passe pas mal de choses nouvelles pour moi. Hier, toute l’ école s’est rendue sur le lieu où devait se dérouler ma mission initialement, en bus. Ce fut une première. Le centre se trouvant à une vingtaine de kms de l’ école, c’est un bus jaune, loin d’être de la première jeunesse qui brinquebale sur la route chaotique. Taudis, vieilles maisons toutes en balcons, échoppes minuscules vendant limes (citrons verts), piments verts, grenades, noix de coco, mangues et autres fruits exotiques, du jaquier, par exemple… Les terrains vagues défilent devant nos yeux dans le vacarme assourdissant des klaxons. Nous mettrons 1h15 pour parcourir 20 kms. Voila l’Inde. La solidarité est partout. Sur les poteaux routiers sont placardées des petites annonces de FREE JOB. Le coordinateur m’expliquera au retour qu’il s’agit de soignants qui offrent des soins gratuits aux malades trop pauvres pour s’en payer. Il m’a appris hier soir qu’une bénévole française arrivait le 23 de France, de Grenoble. C’est une voisine. Mais elle ne restera qu’un seul jour à Bangalore, sa mission d’urbanisation se trouvant plus au sud.

J’en ai marre du riz, mon transit est ralenti et c’est lourd. Hier, j’ ai évité d’en manger et j’avais faim en fin de journée mais pas de ce qui me serait servi au dîner. Quand mon hôtesse m’a dit qu’on allait manger pour m’extraire de ma chambre, j’ai eu la surprise, encore une ! (Swami était allé, à mon insu, récupérer ma valise, égarée quelque part entre New Delhi et Bangalore) de la voir sac à main sur l’épaule et clés en main. Nous mangeons dehors pour l’ anniversaire d’Ashish, son fils, qui a 18 ans. Nous montons dans la voiture et parcourons quelques rues. Le restaurant a 2 étages et sert essentiellement de la viande, qui est son plat favori. Le cadre est très agréable, tout en bois, chaque table est séparée des autres par des treilles de bois. Je choisis un plat de pâtes végétariennes et eux du poulet à toutes les sauces, surtout rouges. Les morceaux, rougis par la cuisson, ressemblent à du crabe. Ils prennent soin de ma santé. Si eux boivent du soda ou de l’eau déjà tirés dans des gobelets, Vijaya m’interdit de boire cela. J’ai de l’ eau en bouteille. Nous passons une belle soirée. Ils picorent dans toutes les assiettes. Sur le chemin du retour, on s’ arrête pour prendre le gâteau commandé. Il est léger, mousseux à la mangue.

Ce matin, nouvelle expérience. C’est Swami, le serviteur, qui m’ accompagne à l’école en touk-touk – ça décoiffe.

En arrivant, j’assiste à l’assemblée. 

C’est un rituel très solennel, durant lequel les élèves chantent l’hymne du Karnataka, notre région, et celui de l’Inde. Un élève différent chaque jour fait une revue de presse. Un responsable apporte le journal chaque matin, un exemplaire en salle des professeurs d’un journal en kannada (la langue locale) et un du Times of India (en anglais).

Avec les 9èmes, on travaille le questionnement. Ils savent parler d’eux mêmes mais sont incapables de poser la plupart des questions correctement. Il y en avait une sur leur signe zodiacal. Quezako? Ils n’en avaient jamais entendu parler et tous étaient curieux de savoir de quoi il retournait et de connaître leur signe. L’ heure est très vite passée. Bon, j’ espère vous avoir fait voyager un peu.

Le 20 juillet 2018

Hier, depuis la salle des profs, j ai entendu un gars crier, haranguer une foule dans un micro, je suis sortie avec une prof voir. C’était une procession, un rite d offrandes à un dieu (une pooja), il y avait un char d’une dizaine de mètres de hauteur, haut en couleurs et tout recouvert de fleurs. Magnifique !!! Quel beau moment ! En me voyant les filmer, les gens me faisaient des signes d’amitié, s’ écartaient pour que je voie mieux. Vraiment super !

Pour la 2ème fois hier, je suis rentrée à pied (300 mètres) depuis l’ arrêt de bus, je commence à me familiariser avec le trajet et le pays et je prends chaque jour davantage confiance en moi.

23 juillet 2018 

Le 2ème des 2 uniques ordinateurs de la salle des profs a rendu l’âme. Finis les mails – ça n’a l’air de ne déranger que moi !

Les Indiens sont beaucoup moins accroc à la modernité que nous. Tant mieux pour eux.

La 2ème semaine, j’ai davantage d’heures de cours et cela me permet d’apprivoiser mes 8èmes, que je vois parfois 2 fois dans la même journée. Je leur propose des activités ludiques telles que le jeu des 7 familles des métiers. Je remarque en effet que les filles veulent majoritairement être doctoresses ou professeures et les garçons policiers ou ingénieurs (Nous sommes à Bangalore!). Je veux leur apprendre qu’on peut faire autre chose et il y en a 42 dans le jeu. Nous jouons également à Jéopardy, au petit bac, aux mots cachés dans une grille, à trouver l’intrus. Et ils se prennent aux jeux.

Florence

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