Témoignage d’Aurore, bénévole avec Globalong en Afrique du Sud

Bénévolat en Afrique du Sud - GlobalongJe suis partie en Afrique du Sud, à Cape Town, pendant 5 semaines.

J’ai pu visiter le pays durant tout le long du séjour, ayant la possibilité de quitter mon bénévolat vers 14h quand les enfants font leur sieste: l’école nous a fait visiter la ville de Cape Town et ses alentours pendant la semaine d’initiation:

  • visite des Township: la bière que vous y gouterez ne tue pas, bien que peu ragoutante.

Visite en Afrique du Sud - GlobalongPréparez-vous à une visite déroutante, des fois gênante et inquiétante, mais la guide qui sera issue de cet endroit saura sécuriser votre visite

  • visite des plages environnantes: plages de sable fin, mer bleue turquoise, paysages à couper le souffle.
  • visite des vignobles pour les amateurs de vins africains, mais aussi magnifiques balades

Avec une amie rencontrée sur place, nous avons pris l’initiative de visiter par nos propres moyens certaines après-midi : il y a beaucoup de choses à voir et à revoir dans Cape Town, facilement FB_IMG_1439416666723accessibles par le train, ou les mini bus (très économiques)

  • nous avons aussi réalisé un voyage de trois jours en mini bus, pour aller jusqu’aux Cango Caves, faire le Bungy Jumping de Boukrans et un safari, tout ça au sein d’un groupe de jeunes de notre âge venant de tous lieux (agence conseillée pour cela: www.hotspots.com)
  • ma famille d’accueil m’a amené à Cape Point, lieu incontournable, et au jardin de Kirsteinbosh

FB_IMG_1439416336816Là-bas et pour commencer, j’ai rencontré une population, un pays où le racisme est très présent, et cela partout: Seule 8% de la population est blanche, il ne fut donc pas rare pour moi de me trouver être la seule blanche dans un lieu où les personnes noires ne nous regardent pas forcément avec gentillesse.

J’ai rencontré une population qui vit en permanence sur ses gardes, ce qui peut choquer, mais finalement, on apprend que c’est une manière de vivre et on ne tarde pas à adopter des réflexes et à ne plus faire FB_IMG_1439416898355attention aux dangers potentiels (rentrer avant la nuit, toujours garder un œil sur son sac, sur la personne qui se trouve derrière nous, garder les poches fermées, ne pas prendre le train le week-end, ou de préférence le matin….)

Manya était ma coordinatrice locale. Elle fut nécessaire quant à ma sécurité, les réflexes que je devais adopter, certaines règles à respecter. Elle m’a guidée dans les premiers jours dans toute la ville, m’a menée à l’office de tourisme, m’a trouvé mon travail de bénévole.

Bénévolat avec enfants - GlobalongJe savais que je pouvais compter sur elle dans n’importe quelle situation.

J’ai aussi rencontré Barbara, ma mère d’accueil, une femme d’une générosité et d’une gentillesse incroyable, qui m’a longuement parlé de son expérience en Afrique du sud, qui m’a parlé de la situation politique et sociale, qui a su me conseiller quant aux lieux à visiter, moyens de transport à utiliser. La famille d’accueil est là le soir dans les premiers jours déroutants pour rassurer quand nous nous sentons un peu apeurées de sortir dans la ville, dans la rue, Braaidans le train… stressées et bouleversées par les conditions sociales et les inégalités frappantes en Afrique du Sud. Les repas seront très bons, les fruits savoureux.

J’ai aussi rencontré durant mon bénévolat des enfants, qui demandent sans cesse de l’amour et de l’attention, et cela à leur manière.

Ils parlent fort, des fois en Xhosa, ou s’ils parlent anglais, ça sera avec un accent prononcé, mais la barrière linguistique est facilement surmontable, la communication ne se résume pas que 22478259288_a47068e812_zpar les mots: un câlin, de l’attention sur le travail effectué, des bisous, des danses…suffisent à créer un lien puissant avec eux. Les maîtresses sont très gentilles, viennent à notre secours quand nous n’arrivons pas à régler une situation avec un enfant.

Enfin, prenant le train en 3ème classe (il y a 1ère et 3ème classe qui est moins chère, mais il y a plus de monde, et c’est moins confortable) des personnes passent sans cesse pour vendre des chips, des bonbons, ou encore pour faire l’aumône ou parler de la bible.

FB_IMG_1439416730068Un jour, un vieille homme sourd-muet qui donnait un bonbon à un enfant s’est arrêté devant moi, m’a demandé (par des signes compréhensibles et des articulations e bouche) si je fumais et buvais. Mes réponses étant négatives, il m’a félicitée, et m’a encouragée à poursuivre mes rêves, à travailler dur à l’école et à ne jamais abandonner. Plusieurs jours après, je le retrouve, nous étions heureux de nous revoir, nous avons un peu communiqué, puis il m’a offert un bonbon. Ce bonbon n’était rien en soi, mais cet homme était si pauvre et passait sa vie à vendre des bonbons en passant de wagons et 22870620346_3b18d2cf8a_zwagons, j’ai été profondément touchée, puis avant de se quitter, il m’a dit « I love you », il m’a offert de son bonheur et de son amour, il est parti continuer sa vie, c’est un homme que je n’oublierai pas, il s’appelle Eddy. C’est pour cela que malgré les recommandations de Manya, essayez de parler avec les personnes dans le train qui sont pour la plupart curieuses de vous, et vous apprendront beaucoup en quelques mots.

Je souhaitais partir depuis un moment en Afrique.

En y allant, j’espérais trouver Bobotieun pays différent du mien, où mes codes de vie ont peu d’importance. Je voulais m’extirper de mon mode de vie occidental bien rangé et très formaté. Je voulais voir à quoi ressemblait un monde où la mondialisation exerce peu d’influence. Aussi, je voulais voir de mes propres yeux ce que les médias et l’éducation nous rabâchent sans cesse: la pauvreté, l’inégalité criante. Je crois que j’ai été servie, et que l’on n’y croit réellement que lorsqu’on l’a vu et expérimenté. Je voulais mieux me connaître, savoir comment je réagirais face à tout cela, je voulais grandir. Je reviens de ce Safari en Afrique du Sud - Globalongpays magnifique changée, murie selon ma famille, et plus sûre que jamais de ce que je veux, et de ce dont je ne veux surtout pas.

J’ai commencé mon bénévolat dans un hôpital pédiatrique spécialisé dans les problèmes de jambe, liés pour la plus grande partie aux déformations dues à la prise de drogue par des femmes durant leur grossesse. Le premier jour fut terrible, le choc émotionnel grand: les structures étaient vieilles, les moyens de guérisons usés.

FB_IMG_1439416478879Les enfants étaient alignés dans une salle longue, où ils ne pouvaient bouger de leur lit. L’ennui étant prégnant, les bénévolats étaient là pour parler avec eux à leur chevet, leur lire des histoires. Mais humainement, c’était au-delà de ce que je pouvais supporter. Mon aide dans ce centre hospitalier n’a donc pas duré, j’en ai rapidement parlé à Manya. Elle m’a alors proposé un bénévolat dans une école primaire. Je me suis tout de suite mise au travail, qui consistait à préparer les activités (découpage de papier, préparation de la peinture), à surveiller et occuper les enfants, veiller à leur sécurité lors FB_IMG_1439416686078des sorties, mais avant tout de chose, leur donner beaucoup d’attention et beaucoup d’amour.

Il n’était pas rare qu’un élève manque à l’appel. Les enfants m’ont rapidement appelé « Mummy », j’acceptais donc ce rôle, prenant soin de n’en laisser aucun de côté. Ce bénévolat fut une expérience incroyable, épuisante, et parfois surprenante en entendant les anecdotes hors du commun et impensables des enfants pour une européenne comme moi.

Cette expérience me servira beaucoup à umngqushol’avenir, ayant murie et ayant appris beaucoup sur moi-même. J’appréhende moins mon avenir qui me semble plus certain, et les choix que je me sens plus à même de prendre, surtout dans le cadre de mes études.

Mon retour chez moi s’est bien passé. J’étais avant mon voyage désolée de la situation des Français, de leur surconsommation, de leur égoïsme, de leur oubli de l’essentiel selon moi (je me sentais un chiffre dans mes études et mes futures écoles).

J’en reviens plus tranquille, globalong plage en afrique du sudappréciant chez moi une population éduquée, conscientede l’environnement (absence totale de ce sujet en Afrique du sud où tout se jette par la fenêtre du train), sécurisée, une liberté de déplacement, et surtout, des tas d’opportunités. En revanche, il me manquera ce courage dont font preuve les sud-africains (aussi bien les blancs marqués par un chômage excessif pour motif raciste où le désespoir se fait ressentir; mais aussi pour les noirs qui acceptent leur pauvreté, et apprennent à vivre entourés de violence, de meurtres, de viols).

Mes conseils?

  • globalong plageapporter de toute urgence des vêtements qui cachent votre corps, on se sent plus serein partout où on va.
  • ne pas s’attendre à ce que la population vous acclame: personne ne vous a demandé ici, faites votre boulot, ils n’ont jamais demandé un « Jésus sauveur»: il faut arriver humble (je ne suis pas sûre de devoir dire ça).
  • on peut prendre le train en 3èmeclasse, les gens sont pauvres, mais pas mé On est plus serrés, mais les voyages ne seront jamais longs, et on fait de belles rencontres.
  • le choc face à tant d’inégalités sera rude: toutes les maisons des quartiers aisés seront entourées de barbelés ou de fils électriques, il y a des barreaux à toutes les fenêtres, et des vigiles à tous les coins de rue. Les townships sont immenses, on n’en voit pas la fin, il y a de la pauvreté partout. Pour autant, ne pas devenir paranoïaque, respecter les horaires informés par Manya sont largement suffisants pour assurer une sécurité optimale. La sensation d’insécurité du début s’effacera peu à peu, elle rentrera dans ce qui est pour nous l’habitude.

Je conseillerai Globalong, les conseils et l’aide de Sophie à tous ceux qui veulent faire du bénévolat en Afrique du Sud.

 

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N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations à info@globalong.com

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