Des solutions possibles …

La Grande barrière de corail située en Australie, s’étend sur 345.000 km2 et compte environ 3.000 « systèmes » récifaux et un millier d’îles tropicales. Située au nord-est de la côte australienne, c’est le plus grand ensemble corallien du monde, elle offre, avec ses 400 espèces de coraux, ses 1 500 espèces de poissons et ses 4 000 espèces de mollusques, un spectacle d’une variété et d’une beauté inégalée.

Ce site d’une très grande richesse marine, est inscrit depuis 1981 au patrimoine de l’humanité. Malheureusement, le réchauffement climatique, entraîne la prolifération d’une étoile de mer dévoreuse de coraux, de la pêche, des rejets massifs de nitrates et pesticides provenant des exploitations agricoles, et du développement industriel sur la côte dû au boom minier. En effet, les récifs coralliens sont sensibles à la température de l’eau. Leur vie n’est possible que dans une fourchette de température relativement étroite. 

Lorsque la température de l’eau augmente, le corail subit un stress et expulse des micro algues symbiotes.Cette réaction peut se produire pour un dépassement de seulement 1°C de la température seuil durant quelques semaines. De plus, des chercheurs australiens ont constaté que les coraux ingèrent des débris de plastique dont le Pacifique est abondamment pollué « à un rythme à peine inférieur à celui auquel ils consomment habituellement le plancton« . Les déversements de pesticides doivent impérativement diminuer afin de préserver les populations de tortues de mer dauphins ainsi que tous les animaux marins dont la survie dépend des coraux. de »La survie à long terme de la Grande barrière dépend d’une action collective de la communauté internationale, dont l’Australie, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre« , a déclaré son chef exécutif Dermot O’Gorman. (WWF Australia). Malheureusement, il est regrettable que l’extraction de charbon demeure dans le Queensland, ainsi que l’expansion des ports le long du littoral. Si le phénomène peut – être réversible, une atteinte trop grave peut également entrainer la mort des coraux touchés. Sauver un site du patrimoine mondial de l’UNESCO tel que la Grande Barrière de corail est une tâche monumentale.Des solutions possibles pour non pas remédier totalement à cette dégradation, mais pour en limiter les effets :

  • Certains chercheurs proposent d’installer des abris flottants pour protéger les coraux de la lumière du soleil qui accentue les épisodes de blanchiment, tandis que d’autres préféreraient pomper l’eau des profondeurs de l’océan pour rafraîchir l’habitat en péril. L’écologiste marin et professeur John Bruno a récemment listé d’autres initiatives scientifiques pour sauver les coraux dans un article du Washington Post.
  • Les scientifiques se tournent vers les laboratoires pour faire pousser des coraux qui seront replantés ensuite dans les récifs existants. Et ces plants devront remplacer d’anciens coraux dans un environnement très chaud, acide et agressif voire toxique.
  • D’autres scientifiques, plus optimistes, espèrent pouvoir avoir recours aux technologies de génie génétique, en altérant l’ADN du corail pour le rendre plus résistant. La hausse des températures affectant différentes parties de l’habitat que constituent les coraux, leur mort entraîne celle de nombreux autres organismes. Ne sauver que les coraux, ne sauvera pas l’écosystème marin tout entier.

Vous souhaitez participer à la protection des fonds marins : 

Iles Galápagos : Eco-volontariat – station biologique

Costa Rica : Programme d’éco-volontariat dans les parcs nationaux au Costa Rica

Sri Lanka : Projet de conservation des tortues marines

Nicaragua : Protection des tortues 

Maldives : Bénévolat humanitaire et éco-volontariat international 

Afrique du Sud : Protection du grand requin blanc

Afrique du Sud : Conservation maritime 

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