GLOBALONG informe et met en garde les futurs aspirants engagés sur un volontariat international de service et les exhorte à prendre leur responsabilité.

Le mythe du « sauveur blanc » a la vie dure !
Depuis l’époque de la colonisation, ce cliché perdure, présentant les Occidentaux venus faire de l’humanitaire dans les pays en voie de développement (notamment en Afrique) comme des héros.

Même si les mentalités ont évolué et que de nombreux Occidentaux partent en mission de volontariat avec les meilleures intentions du monde, il est fondamental de se pencher sur la question suivante, avant de se lancer dans l’aventure : comment partager son expérience de volontariat international sur la toile sans pour autant se faire passer pour un héros ?

Déjà, en examinant les raisons pour lesquelles on souhaite participer à un tel projet…

Posez-vous la question suivante : « Ai-je envie d’aider les autres de façon désintéressée, de vivre une expérience basée sur l’échange et le partage ? »  ou « Ai-je plutôt besoin de prouver quelque chose et d’impressionner mon entourage ? ».

Ne partez pas sur une mission humanitaire avec l’idée que vous venez sauver le monde ou dans le but de booster votre égo. Votre action est nécessaire et importante, certes, mais c’est ensemble et sur le long terme que l’on peut faire avancer les choses.

De plus, vous gagnerez autant que vous ne donnerez : les populations locales sont peut-être défavorisées d’un point de vue matériel mais elles sont très riches humainement et spirituellement !

Si vous souhaitez partager des moments forts de votre mission avec vos proches, il n’y a pas de mal à partager quelques photos et vidéos sur les réseaux sociaux.

Seulement, attention à ne pas véhiculer des stéréotypes ressortis de l’époque coloniale ! 

Attention également à bien demander la permission aux personnes avant de les prendre en photos et à respecter la dignité de tous. Par exemple, abstenez-vous de prendre des photos de patients si vous effectuez votre mission humanitaire dans un hôpital).

En effet, la course aux « J’aime » peut pousser certains volontaires à prendre des photos à la limite du voyeurisme : les photos de misère, surtout celles où l’on voit des enfants issus de communautés défavorisées, en haillons, pieds nus et le visage sale attirent plus de « J’aime », mais est-ce souhaitable d’exploiter ainsi la misère des autres ?

Le fait de présenter les populations locales comme si elles subissaient leur misère peut avoir des conséquences dévastatrices : on continue de véhiculer des clichés… Or, le but de votre engagement est de donner un coup de main à ces populations.
Le but des organisations accueillant des volontaires internationaux est (ou du moins « devrait être », car certaines organisations douteuses ont recours au volontourisme) de leur donner les moyens d’améliorer leurs conditions de vie tout en devenant autonomes afin que chaque peuple puisse prendre son destin en main.

En outre, l’obsession des selfies peut avoir un impact négatif sur les relations humaines, si le fait de chercher une validation et des compliments à tout instant empêche la communication avec son entourage. Votre téléphone portable a déjà remplacé votre agenda, votre appareil photo, votre réveil et bien d’autres choses encore, alors ne le laissez pas remplacer aussi votre conscience !Une expérience de volontariat à l’international est à vivre dans le moment présent et dans le respect des communautés locales, qui pourraient ne pas comprendre ce besoin de documenter ses moindres faits et gestes plutôt que de profiter de la découverte des coutumes et de la culture locale.

Alors, réfléchissez bien avant de poster des photos/vidéos et de décrire votre expérience de volontariat sur les réseaux sociaux : vous avez la responsabilité de garder l’esprit ouvert (donc de ne pas véhiculer de stéréotypes) ainsi qu’une attitude positive (donc de présenter la situation sans émettre de jugements de valeur) !

Le volontourisme est devenu à la mode ces dernières années.

Malgré les bonnes intentions de la plupart des participants, ces pratiques ont un impact négatif pour tous.

C’est pourquoi GlobAlong et ses partenaires soutiennent la Charte du volontaire international, qui présente les 20 principes fondamentaux que les volontaires internationaux s’engagent à suivre.

Ces bonnes pratiques garantissent le bon déroulement d’un projet humanitaire à la fois pour les volontaires mais également pour les communautés locales dans le pays d’accueil. Ainsi, votre engagement peut avoir un impact positif sur le développement des communautés que vous venez soutenir et ce, sur le long terme, dans le respect et la dignité.

L’association solidaire GlobAlong a été créé pour encadrer les projets de volontariat à l’international, pour assurer la sécurité des participants et le bon déroulement des projets grâce à l’engagement de ses collaborateurs locaux, pour justement éviter de telles dérives.Les pratiques du volontourisme ne sont bonnes pour personne : elles n’apportent rien aux communautés locales (et peuvent même se révéler néfastes, incitant les populations locales à se présenter comme des victimes passives pour valider le complexe du « sauveur blanc ») et exploitent les bonnes intentions des volontaires.
GlobAlong et ses partenaires luttent contre le volontourisme partout dans le monde. Rejoignez-nous dans cette lutte en vous informant sur le sujet, dans un premier temps !

Ne laissez pas tomber votre rêve de participer à un programme humanitaire pour autant !
Le volontariat international est vital pour le développement des communautés de nombreux pays.

Il suffit de prendre le temps de se renseigner avant de se

 

lancer et de choisir un organisme qui promeut la transparence, et à qui vous pouvez faire confiance. Il

existe tellement de bonnes raisons de devenir volontaire international !

* Les photos accompagnant cet article nous ont été transmises par des volontaires engagés contre le volontourisme et ses dérives.

Pour découvrir les programmes de volontariat international, cliquez ici !

Pour découvrir les témoignages des participants aux missions de volontariat humanitaire, c’est par ici !

Pour découvrir les missions de volontariat en photos, c’est par là !

GlobAlong en vidéos !

Source : RFI

2 commentaires pour “GLOBALONG critique les dérives liées au volontourisme !”

  1. J’ai envie de m’engager avec vous.

  2. Bonjour Karima vous pouvez nous joindre à info@globalong.com
    Merci et à bientôt.

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